Les vetements de la femme gauloise
Matières
Lin , chanvre, laine de mouton, fourrure, cuir et feutre de laine.
Le costume féminin
Les différents matériaux constituent des épaisseurs différentes, on suppose qu’elles peuvent être superposées selon les saisons.
Les tuniques : La tunique la plus courte et la plus épaisse serait ainsi toujours portée sur le dessus.
Le patron d’une tunique est simple. Il est constitué de quatre rectangles, deux pour les manches, un grand rectangle pour l’avant du buste et un similaire pour l’arrière. L’encolure est simple comme une partie non cousue pour le passage de la tête, ronde ou ronde avec attache, sur le coté ou au milieu.
Nous trouverons donc des tuniques en lin. Elles peuvent être à manches longues, mi longues ou sans manche. La tunique en lin serait portée sous la tunique en laine.
Les tuniques en laine tissée, plus chaudes, de différentes couleurs obtenues grâce aux bains de teinture réalisés principalement à base de plantes.
Le patron est identique à celui de la tunique en lin.
Saie ou sayon, grand carré ou rectangle tissé d’un seul tenant comme une couverture. Il peut être décoré de frange ou de bandes (tissées aux plaquettes ou brocardées) qui forme un liséré intégré au textile. Porté sur les épaules, une fibule le maintien attaché. Il est assez vaste pour protéger des intempérie ou servir de couverture.
Les ceintures en tissu peuvent être très longue et ainsi s’enrouler autour des reins en plusieurs tours. Il peut s’agir plus simplement d’une cordelette nouée, d’une longue bande d’étoffe à décor ou encore d’une ceinture en cuir.
Les chaussures comme celles retrouvées dans des mines de sel du Hallstatt sont en cuir.
Pour les chaussettes en laine, j’ai, moi-même, expérimenté la réalisation de chaussettes en laine feutrée sans couture.
Le cucullus est une sorte de manteau très court, attesté à l’époque gallo-romaine. Il s’agit d’une sorte de pèlerine munie d’une capuche. Il est le plus connu des vêtements gaulois, car il est souvent représenté sur des fresques et dans la statuaire gallo-romaine. Les auteurs antiques le signale parfois sous le terme de « cape de Saintonge ». Selon J. Lacroix le cucullus serait une variante du birrus (voir ce terme). Notez enfin, que le nom du cucullus est resté dans la langue française avec la « cagoule » (L’Arbre celtique).
Illustration par Nathalie MONDOT : (Cliquez sur l’image pour l’agrandir)
Sources :
Costumes et Textiles en Gaule romaine, Geneviève Roche-Bernard, 1993, Paris, Errance, ISBN:2877720799
Les Celtes – Histoire et dictionnaire, V. Kruta, Laffont, Paris, 2000
Les noms d’origine gauloise, la Gaule des activités économiques, J. Lacroix, Errance, Paris, 2005
L’Arbre Celtique
Les Gaulois d’Esse
(c) N. MONDOT, septembre 2010




